Cela mérite un peu plus qu'un simple tweet : on a maintenant des preuves concrètes que l'UE s'est lourdement ingérée dans des campagnes électorales et tente de réduire la liberté d'expression, notamment sur des plateformes américaines.
Grâce au
@JudiciaryGOP
qui a récemment publié
l'intégralité des documents
auxquels il a eu accès, nous avons même la preuve maintenant que l'UE a activement censuré des contenus légaux qui chatouillaient sa propagande, et qu'elle est intervenue dans au moins huit élections européennes en rencontrant les plateformes de réseaux sociaux pour les pousser à censurer les discours politiques dans les jours précédant le scrutin.
En utilisant le DSA - Digital Services Act :
La législation sur les services numériques
- l'UE s'autorise à censurer ceci:
- Rhétorique populiste
- Contenu anti-gouvernemental/anti-UE
- Contenu anti-élite
- Satire politique
- Contenu anti-migrants et islamophobe
- Contenu anti-réfugiés/sentiment anti-immigrés
- Contenu anti-LGBTQI
- Sous-culture des mèmes

Chaque élément n'ayant qu'une définition floue, on comprendra à quel point il est alors aisé d'obliger à faire fermer un compte sur un réseau social ou faire supprimer un billet, un tweet, etc. C'est de la pure censure politique et idéologique, sans fard.
Pour comprendre comment "fonctionnent" ces définitions, on pourra
éplucher ce document-ci
, de la DG HOME de la Commision, qui s'appuie essentiellement sur
ce rapport-ci
; grosse louche, peinture à pinceau très large, flou savamment entretenu, tout est bon pour qualifier des discours politiques simplement opposés en discours de haine, causant du stress ou ce genre de balivernes attrape-tout.
https://home-affairs.ec.europa.eu/d...me=EU Internet Forum Brochure.pdf&prefLang=pl
https://gifct.org/wp-content/uploads/2023/06/GIFCT-23WG-Borderline-1.1.pdf
En matière d'ingérence : les instutions européennes par les voix de leurs différents représentants se sont directement immiscés dans des campagnes électorales. Au moins 8 pays sont concernés :
Slovaquie (2023)
Les Pays-Bas (2023 et 2025)
France (2024)
Roumanie (2024)
Moldavie (2024)
Irlande (2024 et 2025)
Les ingérences en Roumanie, Moldavie sont absolument flagrantes ; seuls les nigauds (au mieux) ou les propagandistes du système peuvent encore prétendre qu'elles n'ont pas eu lieu.
En Slovaquie, on pourra apprécier qu'ont été qualifiés de discours de haine le fait de rappeler qu'il n'y a que deux genres (homme & femme) et que des enfants (prépubères, donc) ne pouvaient pas être "trans". L'horreur, quasiment le nazisme :

Les ingérences pour la France, les Pays-Bas ou l'Irelande sont un peu plus subtiles (mais pas beaucoup) :

Par exemple, pour les élections néerlandaises, la Commission européenne et les autorités néerlandaises ont directement exercé des pressions sur différentes plateformes internet les obligeant à prendre des mesures de censures en vue des élections de 2025 :

On pourra lire à ce sujet
le fil détaillé d'un député européen néerlandais
scandalisé par ces comportements digne d'une dictature bananière typique.
En France, de la même façon, on pourra se remémorer lorsqu'en 2022, la Commission Européenne avait commodément reporté l'application des sanctions sur le pétrole russe après les élections présidentielles pour éviter qu'une hausse des prix ne bénéficie à Le Pen.

Hasard, coïncidence, coup de bol, ou ingérence ?
En 2023, Ursula von der Leyen est venue personnellement et en sa qualité de présidente de la Commission assister à l'ouverture de la campagne de Renaissance pour les élections européennes, soutenant directement le parti d'Emmanuel Macron.
En 2024, la Commission Européenne faisait de même pression sur les réseaux sociaux pour censurer "les ingérences étrangères" et "la désinformation" lors des élections législatives françaises.
À présent, alors que X France vient de subir une descente de police dans une
procédure judiciaire plus que douteuse et avec des motifs particulièrement farfelus
, on apprend qu'au moment même où notre représentation nationale s'empresse de poser les bases d'une censure des réseaux sociaux en prétextant interdire - pour leur bien ! - l'accès des enfants aux plateformes sociales - ces mêmes enfants qu'on aura confinés pendant 2 ans sans vergogne - l'Espagne et le Portugal se lancent dans des procédures similaires.
C'est tout à fait un hasard.
L'Europe est en train de virer à la pire des dictatures, celle de la pensée. Elle s'était bâtie avec les peuples, elle s'en est rapidement détachée, elle poursuit à présent sa course folle contre eux, la France en pointe.
Cela ne peut pas bien se terminer.